En résumé
- 🎬 Lucy
- 📺 TF1 à 21h10
- 🧬 Un film de science-fiction de Luc Besson porté par Scarlett Johansson, où une jeune femme développe des pouvoirs extraordinaires après l’absorption d’une drogue expérimentale, mêlant action, métaphysique et grand spectacle.
Lucy, Luc Besson, Scarlett Johansson et Morgan Freeman s’invitent ce soir sur TF1, et c’est l’occasion rêvée de replonger dans l’un des plus grands succès du cinéma français moderne. Ce film de science-fiction culte, sorti en 2014, continue de fasciner autant qu’il agace, et c’est précisément ce mélange explosif qui en fait un choix parfait pour votre soirée du 1er février.
Lucy de Luc Besson : un phénomène pop devenu incontournable
En 2014, « Lucy » a bouleversé le paysage cinématographique mondial en devenant, contre toute attente, le film français le plus vu de l’histoire à l’international. Près de 460 millions de dollars au box-office mondial, plus de 53 millions de spectateurs… un score que même les mastodontes comme « Intouchables », « Taken » ou « Le Cinquième Élément » n’avaient pas atteint.
Ce succès, on le doit en grande partie à la combinaison explosive de la mise en scène nerveuse de Luc Besson et du charisme magnétique de Scarlett Johansson, qui incarne Lucy Miller, une étudiante ordinaire catapultée dans une métamorphose vertigineuse après l’absorption accidentelle d’une drogue expérimentale, le mythique CPH4.
Le point de départ repose sur un mythe désormais bien connu : l’idée que nous n’utiliserions que 10 % de nos capacités cérébrales. Scientifiquement faux, certes, mais terriblement efficace comme moteur narratif. Et Besson ne s’en cache pas : son film est un pur terrain de jeu de science-fiction où l’imagination prime sur la rigueur scientifique. Si certains critiques lui en ont tenu rigueur, le public, lui, a adoré.
Pourquoi Lucy fonctionne toujours aussi bien sur TF1
Revoir « Lucy » aujourd’hui, c’est redécouvrir un film qui incarne l’essence même du cinéma pop à la française. Scarlett Johansson y traverse une ascension fulgurante, passant de proie paniquée à entité quasi divine capable de manipuler la matière, le temps, et même la conscience humaine. L’évolution de son personnage est découpée en paliers — 20 %, 40 %, 60 % — qui donnent au film un rythme soutenu et une structure presque ludique.
À mesure que Lucy dépasse l’humanité, le film bascule vers une réflexion métaphysique sur la connaissance, l’évolution et la place de l’être humain dans l’univers. On peut sourire devant certaines explications de Morgan Freeman, mais il faut reconnaître que cette dimension philosophique donne au récit une densité inattendue. Chez Besson, la transcendance devient spectaculaire, nerveuse, presque graphique, jusqu’à un final qui n’a laissé personne indifférent.
Et vous remarquerez peut-être ce soir ce qui avait échappé à beaucoup en 2014 : « Lucy » porte clairement l’héritage du cinéma de Besson, entre l’esthétique futuriste du « Cinquième Élément » et la quête d’absolu chère à ses personnages féminins emblématiques, de Nikita à Leeloo.
Un casting international en état de grâce
Scarlett Johansson n’est pas seule à briller : Morgan Freeman apporte comme toujours sa sagesse tranquille, tandis que Choi Min-sik (star d’« Old Boy ») incarne un antagoniste glaçant. Le film doit aussi beaucoup à ses seconds rôles impeccables et à sa dimension internationale, partagée entre Taipei et Paris.
Et pour la petite histoire, Angelina Jolie avait d’abord été envisagée pour le rôle principal. Difficile, aujourd’hui, d’imaginer quelqu’un d’autre que Johansson, tant elle incarne parfaitement cette fusion de froideur, d’humanité et de puissance brute.
- Scarlett Johansson : une performance physique et cérébrale, calibrée mais intense.
- Morgan Freeman : le mentor parfait, entre pédagogie et calme scientifique.
- Choi Min-sik : une présence sombre et viscérale, fidèle à ses grands rôles coréens.
Le film qui a marqué un tournant dans la carrière de Luc Besson
« Lucy », c’est aussi un moment charnière pour Luc Besson lui-même. Après les triomphes internationaux de la saga « Taken », il prouve qu’il peut encore créer des univers originaux capables de séduire le monde entier. Le film précède ses projets plus risqués comme « Valérian », et reste aujourd’hui son dernier vrai raz-de-marée mondial.
Il est amusant de revoir le film en 2026 à la lumière du parcours de Besson : le réalisateur a toujours alterné les succès massifs et les œuvres plus fragiles, mais « Lucy » demeure, dix ans plus tard, son film-somme, celui qui combine sa passion pour l’action, le féminin surpuissant et la science-fiction métaphysique.
Pourquoi regarder Lucy ce soir sur TF1
Parce que « Lucy » n’a rien perdu de son efficacité : il est court, nerveux, visuellement ambitieux, porté par une star au sommet de sa forme et traversé d’idées folles qui en font un objet pop totalement à part. On peut débattre de son sérieux scientifique, mais c’est précisément ce mélange d’intuition, de grand spectacle et de pseudo-philosophie qui le rend si attachant.
Pour l’énergie folle de Scarlett Johansson. Un atout majeur du film, qui donne toute sa force à cette métamorphose spectaculaire.
Pour les idées gonflées et parfois délirantes de Luc Besson. Une signature stylistique qui fait de « Lucy » un film immédiatement reconnaissable.
Pour le pur plaisir du blockbuster français qui assume pleinement son statut tout en rivalisant avec les productions hollywoodiennes.
Rendez-vous à 21h10 sur TF1 : une soirée entre action, philosophie pop et spectacle total vous attend.
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