Ce soir à la télévision Peur sur la ville avec Jean-Paul Belmondo : cascades réelles sur les toits du métro et un Morricone inoubliable, voilà pourquoi c’est un chef-d’œuvre

En résumé

  • 🎬 Peur sur la ville
  • 📺 Paris Première à 21h
  • 🕵️‍♂️ Un polar culte des années 70 où Jean-Paul Belmondo incarne un commissaire intrépide traquant à la fois un gangster et un tueur en série dans un Paris authentique, avec des cascades spectaculaires et une musique signée Ennio Morricone.

Peur sur la ville, Jean-Paul Belmondo, Henri Verneuil et même Ennio Morricone réunis dans un même film : difficile de faire plus efficace pour dynamiser une soirée télé. Ce mardi 27 janvier 2026, Paris Première mise juste en programmant à 21h l’un des polars français les plus nerveux et les plus pop culture des années 70. Un de ces films qui ont façonné l’image du flic casse-cou à la française et qui continuent, 50 ans plus tard, à évoquer une époque où l’action se faisait vraiment au cœur de la ville, sans fonds verts ni illusions numériques.

Peur sur la ville : un polar culte où Belmondo redéfinit le flic d’action français

Sorti en 1975, Peur sur la ville reste un film-somme dans la collaboration entre Henri Verneuil et Jean-Paul Belmondo. Le réalisateur, maître du polar urbain, y déploie un sens du rythme et une maîtrise de l’espace qui parlent encore aujourd’hui aux amateurs de thrillers. Quant à Belmondo, il incarne ici l’un de ses personnages les plus emblématiques : le commissaire Jean Letellier, flic obstiné, cabochard et résolument libre dans sa manière d’appréhender le danger comme les règlements.

L’histoire l’entraîne dans une double traque. D’un côté, le gangster Marcucci, une obsession presque personnelle. De l’autre, un tueur en série au surnom mythologique : Minos, moraliste glaçant qui juge et punit les femmes qu’il juge trop légères. Le film joue habilement entre ces deux fils narratifs, souvent imités ensuite dans les polars français, mais rarement égalés. Le mélange de suspense, d’action et d’humour belmondien confère au film une identité unique.

Pourquoi Peur sur la ville reste aussi fascinant aujourd’hui

Ce qui frappe encore, c’est le décor : Paris devient un terrain de jeu vertigineux. Les toits, le métro, les ruelles, les tours… Verneuil transforme la capitale en personnage à part entière, un Paris vivant, mouvant, parfois menaçant. Cette dimension presque documentaire donne au film une valeur patrimoniale inattendue : on y voit le paysage urbain d’un temps où la ville semblait encore plus brute, plus à hauteur d’homme.

La mise en scène regorge de séquences désormais cultes. Lorsque Belmondo poursuit un suspect sur les toits, il le fait réellement, sans aucune doublure. Idem lorsqu’il se retrouve perché sur le toit d’une rame de métro en marche. Cette authenticité visuelle, couplée au sens du spectacle de Verneuil, donne au film une énergie contagieuse, une façon de filmer la physicalité du héros qui rappelle combien Belmondo a marqué le cinéma d’action européen.

Le personnage de Minos, lui, est intéressant dans sa dimension symbolique. Il n’a pas la profondeur psychologique des tueurs modernes, mais il évoque — déjà — les débats sur le contrôle social, la moralisation extrême et la folie rigide de ceux qui s’imaginent « purifier » la société. Son nom, clin d’œil au juge infernal de la mythologie, positionne le film dans une forme de thriller moral, presque gothique par instants malgré son ambiance très urbaine.

Un casting solide et une musique signée Ennio Morricone

Autour de Belmondo gravite une galerie de seconds rôles mémorables : Charles Denner, Rosy Varte, Lea Massari, Giovanni Cianfriglia. Chacun campe un personnage immédiatement identifiable, comme souvent dans le cinéma de Verneuil, qui affectionnait les silhouettes fortes et les personnalités marquées. Et puis, il y a cette bande originale signée Ennio Morricone. Plus discrète que ses grandes partitions western, mais d’une efficacité redoutable, elle installe une tension continue, presque clinique.

Le film marque aussi une étape importante dans la carrière de Verneuil, confirmant son statut de maître du polar populaire, capable de réunir un large public autour d’une intrigue tendue et d’un héros charismatique. À l’époque, Peur sur la ville a largement contribué à consolider la starification de Belmondo dans le registre action, un style dont il restera une référence absolue.

  • Des cascades réalisées par Belmondo lui-même
  • Une apparition musclée du GIGN en pleine scène d’hélicoptère

Ces anecdotes alimentent encore aujourd’hui la légende du film. Difficile de ne pas admirer la folie douce derrière ces séquences, réalisées à une époque où le cinéma se jouait avec une proximité presque dangereuse au réel. Ce rapport au risque, typiquement belmondien, participe beaucoup à l’aura du film.

Pourquoi le revoir ce soir sur Paris Première

Pour celles et ceux qui aiment les thrillers tendus, les polars nerveux et les films qui sentent l’adrénaline brute, la programmation de Paris Première tombe à point nommé. Revoir Peur sur la ville, c’est retrouver un cinéma français audacieux, qui n’avait pas peur d’assumer la démesure et l’efficacité.

C’est aussi l’occasion de redécouvrir un Paris des années 70, avant la modernisation massive, filmé avec amour et en même temps avec un certain vertige. Et surtout, de profiter d’un Belmondo au sommet de son art, croyable dans chaque geste, chaque saut, chaque poursuite.

Une soirée qui mélange nostalgie, adrénaline et patrimoine cinéphile : difficile de trouver meilleur programme pour ce mardi soir.

Quelle scène culte de Peur sur la ville vous fascine le plus ?
Belmondo sur le toit du métro
La course-poursuite sur les toits
La traque de Minos dans Paris
La scène finale en hélicoptère
La musique angoissante de Morricone

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